Le burn out maternel

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Un bien grand mot, on en parle de plus en plus, on met enfin des mots sur un sujet qui n'était pas tabou mais dont on imaginais même pas l’existence tant qu'on était pas passé par là...

Avoir un enfant est la plus belle chose au monde. Mais les premiers mois, les premières années sont épuisantes.

Nous voulons être tellement parfaites, des mères parfaites qui rentrent dans un 38 à la sortie de la mat, bien maquillées, coiffées, pas du tout fatiguées (d'ailleurs merci à miss Kate pour les photos de son ventre rebondi qui à soulagé je pense bon nombre de jeunes mères). Des épouses parfaites qui cuisinent, tiennent leur maison aussi bien que Brie dans desesperate houswife, qui sont toujours aux petits soins pour toute leur famille. Une travailleuse parfaite aussi, toujours de bonne humeur et plein d'entrain au boulot.

Tout ça seules bien entendu, on refuse ou on ne demande aucune aide car bien sur, nous sommes des femmes fortes, d'autres y sont arrivées alors pourquoi pas nous?

Parfois ça ne se passe pas comme on le voudrais, une grossesse difficile et épuisante, un accouchement long et laborieux, un bébé qui pleure un peu, beaucoup, qui ne dort pas, qui ne fait pas beaucoup de sieste voir pas du tout, des jumeaux ou plus. On reprend le boulot épuisées, on est en congé parental et on ne voit rien d'autre que les tâches ménagères et ses enfants, un homme pas assez présent voir pas du tout.

Au début on tient le coup, les hormones aidants, puis petit à petit tout s'accumule, et un jour, la goutte d'eau, tout déraille, nous sommes à bout!

C'est ce qu'on appelle le burn out maternel, oui, il existe bel et bien et fait plus de mal qu'il n'en parait.

Il nous fragilise, nous culpabilise, nous fait penser être de mauvaises mères, de mauvaises femmes...

Voici l'extrait d'un article que j'ai trouvé :

"

Afin de mieux comprendre ce qu'est le burn-out maternel et surtout comment le détecter, je vous propose ce résumé, inspiré du livre de Violaine Guéritault, La fatigue physique et émotionnelle des mères (le burn-outmaternel), Odile Jacob 2004.

Trois stades différents du burn-out :

- L'épuisement émotionnel... la fameuse phrase "j'en peux plus"
- Dépersonnalisation et distanciation... au point de ne plus entendre son bébéquand il pleure alors que d'habitude, le corps palpite dès la première seconde...
- Reniement des accomplissements passés, présents, futurs, perte de motivation, pauvre estime de soi/ perte de confiance en so
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Les stresseurs :

- La surcharge de travail dont :

La contrainte du temps (conduire les enfants à gauche et à droite, faire le repas, les courses, préparer les affaires du lendemain, lessive, repassage, etc...)

* Le fait de changer de casquettes à longueur de journée (cuisinière, chauffeur, ménagère, infirmière, psy,...)
* Le rocher de Sisyphe, c'est-à-dire le panier à linge par exemple, qui se remplit aussitôt qu'il est vidé, bref, la sensation de ne jamais en finir et de devoir toujours recommencer
* Toujours 'de garde'... pas d'option de prendre de vraies vacances et ce, même en vacances.
* Dépassée par les événements
=> L''absence de contrôle (événements où on ne peut rien faire pour réagir... comme par exemple lors d' embouteillages, l'enfant qui réclame 5 fois d'affilée la chanson qui vient de passer à la radio et la mère qui lui explique patiemment qu'elle ne peut pas lui remettre cette chanson là puisque c'est la radio. Il fait sa crise et réveille son frère (bébé) qui se met à hurler lui aussi...la mère veut consoler son bébé mais en plein embouteillage et donc ne peut rien faire. Le coeur palpite,
l'énervement monte de se sentir impuissant.

* est toxique pour l'individu (études démontrent qu'il y a une baisse d'immunité)
* sentiment d'impuissance
* tâches et responsabilités complexes alors qu'il n'existe aucune formation pour de
venir mère

- L'imprévisibilité :

* Des situations imprévisibles viennent constamment interrompre nos actions du jour (le téléphone sonne, vous êtes sur le point de partir faire les courses, le facteur sonne à la porte, et le gamin sur le pot demande qu'on l'aide pour essuyer ses fesses...)
* Les comportements imprévisibles de nos chers petits (monter sur la table, mettre les doigts dans les prises,...)
* Des priorités mal définies (choisir ce qui est le plus important à faire à un moment donné est un stress de plus)

-
L'absence de récompense et de reconnaissance :

* Nous avons tous besoin de gratifications, c'est un besoin même dans le règne animal : perte de motivation quand pas de reconnaissance (ce peut être une reconnaissance sociale)
* Les vertus du dialogue : besoin d'être reconnu dans ce qu'on fait
* Absence de reconnaissance et épuisement émotionnel
* Le feed-back négatif : avec le mari qui rentre et se plaint que le dîner n'est pas prêt ou pas bon. La critique qui nous donne un sentiment de décalage entre la femme idéale qu'on veut être et la femme qu'on
se voit être

- L'absence de soutien social :

* Soutien social= puissant modérateur de stress et c'est une écoute bienveillante, sans jugement ni solution
* Besoin de soutien des mères= besoin d'être comprise dans ce qu'on vit au quotidien
* Besoin de parler
* Soutien au quotidien= aide du conjoint ou
autre personne

- Pas le droit à l'erreur :

* Etre mère= travail de la plus haute importance
* Le lien mère-enfant : on veut le meilleur pour son enfant
* Des recommandations contradictoires (l'entourage, les livres, les médecins,...)
* Un mode d'emploi qui change avec les âges et
les enfants

- Le stress, toujours le stress :

* L'absence du père (père vraiment absent ou père présent mais pas à l'écoute ou encore père à l'écoute mais qui propose des solutions et ne donne pas une vraie écoute)
* L'enfant malade ou à problèmes
* Le regard des autres
* Des rôles qui changent (entre l'homme et la femme au niveau des menta
lités)
* L'adolescence

- Autres stresseurs cachés :

* Le bruit: pleurs, hurlements, disputes, gémissements,...
* Le manque de sommeil
* L''attente... les X fois qu'on répète "tu viens manger? tu viens ceci, tu viens cela..."
* Les ressources financiè
res
* Le stress du conjoint


Conséquences du burnout :

* Epuisement émotionnel
* Distanciation
* Perte de confiance en soi
* Conséquences pour les enfants
* Maltraitance
* Conséquences pour le couple

Que faire pour ne pas craquer ?

- Pas de solution miracle
- Identifier/comprendre le problème
- Stop à la soli
tude
- Travail pour les mères:

- Aller à l'essentiel (exemple : ne pas repasser les petites culottes)
- Revoir les standards (différence entre très très propre
et propre)

- Faites-vous aider!

- Apprendre à prendre soin de soi avec :

*le sommeil
*le sport
*prendre du temps pour soi (livre, café,...)
*protéger son moral (éviter les gens négatifs)
*apprendre à dire NON (=
respect de soi)
*les petits plaisirs de l'existence

- Halte au bruit!
- Acceptez vos limites!
- Prendre du recul face aux événements (se poser la question est-ce grave si je ne fais pas ce
ci ou cela?)


- Si le burnout a gagné:

- Reconnaître le problème
- Faites-vous aider (psy,...)

Et
re mère, 1 privilège extraordinaire:

- On a tous les choix du regard que nous portons sur notre vie, le pouvoir de nos pensées
- Sachons reconnaître et apprécier la magie
de l'amour"

J'avoue, trouver des solutions comme ça c'est un peu facile, quand par exemple notre bébé ne veut pas faire ses nuits ou trouver le temps de se reposer? Il faut oser demander de l'aide, à la famille, aux amis, aux personnes extérieures.

Je l'ai vécu ce burn out, ce qui m'a sauvé : le sport, mon implication dans une passion et ma famille et mes amis. Je me suis enfin sentie femme, utile, j'ai maintenant des choses à raconter autre que la journée de mes enfants...

Mon couple à faillit y passer, ne laissez pas le burn out s'installer.

Vous pouvez lire un livre qui m'a beaucoup aidé, "mère épuisée" de Stéphanie Allenou une maman de trois enfants dont des jumeaux.

Le burn out maternel
Le burn out maternel

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